Fonctionnement des clusters basques

Statutairement, les clusters basques sont obligés de centrer leurs projets sur trois domaines jugés stratégiques pour la compétitivité des entreprises et de la région : le développement de l’innovation, l’internationalisation et l’amélioration de la qualité. Le financement public des clusters se limite à des subventions plafonnées par décret : au maximum, 60% des dépenses de fonctionnement et 50% des dépenses d’investissement, sous réserve que le montant total ne dépasse pas un certain seuil. Au total, les structures étant extrêmement légères (2 à 6 personnes) et l’essentiel des investissements pris en charge par les entreprises, le coût est modique pour le gouvernement basque : environ 3 millions d’euros par an.

Dans chaque cluster siège un membre de la Direction de la qualité et de l’innovation du Ministère de l’industrie, identifié selon une matrice de compétences. Chacun de ces fonctionnaires dispose ainsi d’une spécialisation à la fois verticale (sur un ou deux secteurs) et horizontale (sur un axe stratégique : qualité, R&D, internationalisation). Il participe activement à l’ensemble des réunions mais ne dispose pas de droit de vote, la décision appartenant en dernier lieu aux entreprises.

Un système d’évaluation précis sur l’état d’avancement des projets a par ailleurs été mis en place. Tous les quatre ans, chaque cluster doit définir un plan stratégique, décliné en programmes d’actions annuels. Ces programmes doivent inclure une analyse de la situation du secteur, un calendrier précis et un budget. Ils sont régulièrement contrôlés par les fonctionnaires du ministère de l’industrie.

Au final, la meilleure preuve de l’efficacité du modèle basque est sa longévité : 15 ans après leur création, les clusters existent toujours et sont les bras armés de la politique sectorielle de la région. Autre signe de la prééminence acquise par ces acteurs dans l’économie régionale : ils génèrent aujourd’hui environ 40% du PIB industriel basque espagnol.

~ par euro.clusters le novembre 25, 2008.

Répondre